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Un classique. En mettant vos pas dans ceux d’Hillary, leader de la première cordée qui a vaincu l’Everest, vous suivez aussi les traces de tous ceux qui ont, un jour, voulu tutoyer la plus haute montagne du monde. C’est en effet le chemin qu’empruntent toutes les expéditions du coté népalais. Ce trek jusqu’au Camp de Base de l’Everest vous permettra ainsi de voir de près le géant, tout au long du chemin, sous des vues de plus en plus rapprochées, jusqu’au final de Kalapathar, situé au-dessus du Camp de base lui-même. Ce final vaudra tous vos efforts concédés pour ce trek, qui se déroule en grande partie au-dessus de 3000m et culmine à plus de 5000m; et qui le réserve à des personnes ayant déjà une certaine expérience du trek en altitude.
Avec le passage par le parc national de Sagarmatha, porte d’entrée vers le toit du monde, le deuxième intérêt de ce trek est de se dérouler en plein coeur de la région des Sherpas. Bien que ce trek soit relativement court pour les standards népalais, vous aurez largement le temps de profiter des nombreuses opportunités pour constater la légendaire hospitalité et gentillesse de cette ethnie. Vous sucomberez également au charme des villages, tel Namche Bazar, «capitale» des sherpas, des traditionnelles maisons de thé népalaises égrenées le long du parcours, ainsi que des anciens monastères, la région recelant de nombreuses légendes de saints bouddhistes tibétains. Ce trek est ainsi, une véritable immersion dans la culture des Sherpas.
Un peu d'histoire...
Jusqu'en 1865, il était appelé Peak XV par les autorités coloniales britanniques des Indes.
Radhanath Sikdar, un mathématicien et topographe indien du Bengale, a été le premier à identifier l'Everest comme le sommet le plus haut du monde, par des calculs trigonométriques en 1852. Son altitude était alors estimée à 29 002 pieds (soit 8 839,20 mètres), calculs qui furent rendus publics par Sir Andrew Waugh, gouverneur général (surveyor-general) de l'Inde coloniale britannique depuis 1843.
En 1865, le même Andrew Waugh baptisa le Peak XV du nom de son prédécesseur au gouvernorat général, Sir George Everest (1790-1866), gouverneur de 1830 à 1843. Depuis lors, l'appellation de mont Everest est restée dans toutes les langues occidentales. Certains Indiens pensent toutefois que le sommet devrait s'appeler Sikdar, et non Everest, afin de rendre justice à l'auteur des calculs de 1852.
Une mesure GPS effectuée en mai 1999 par des alpinistes américains et acceptée par la National Geographic Society porte la hauteur de l'Everest à 8 849,87 mètres.
Une mesure effectuée par des scientifiques chinois et publiée en octobre 2005 donne 8 844,43 ± 0,21 mètres, c’est-à-dire 3,7 m de moins par rapport aux mesures effectuées en 1975[3]. Les résultats de Bian Qiantao, chercheur à l'Institut de géologie et de géophysique de l'Académie chinoise des sciences suggèrent que l'Himalaya et le plateau du Qinghai-Tibet ne continueront pas à s'élever indéfiniment[3].
Rappelons à toutes fins utiles que cette altitude n'a pas pour vocation à être stable. Elle évolue dans le temps, même à court terme — il existe en effet des vagues de terre d'amplitude bien plus faible mais semblables aux vagues d'eau sur la mer. En particulier avec la précision actuelle des mesures, il faut en avoir conscience. Sans parler des évolutions
géologiques à plus long terme. Les résultats évoluent donc selon l'heure et la date de la mesure. Il conviendrait donc pour être rigoureux soit de ne pas énoncer trop de chiffres significatifs (« environ 8850 m ») soit d'être strict et d'énoncer la date de la mesure (et éventuellement la méthode utilisée).
Himalaya...
L'Himalaya, en sanskrit « demeure des neiges », (him « neige » et alaya « maison, demeure »), ou chaîne de l'Himalaya, est un ensemble de chaînes de montagnes s'étirant sur plus de 2 400 km de long et large de 250 à 400 km, qui sépare le sous-continent indien du plateau tibétain dans le sud de l'Asie. Il débute, à l'ouest au Nanga Parbat au Pakistan et se termine, à l'est au Namche Barwa au Tibet. Cet ensemble montagneux, délimité à l'ouest par la vallée du fleuve Indus et à l'est par la vallée du fleuve Brahmapoutre, couvre une aire d'environ 600 000 km².
L'Himalaya abrite les plus hautes montagnes du monde, soit les 14 sommets qui culminent à plus de 8 000 mètres d'altitude, dont le mont Everest, le plus haut de tous. Ces hauts sommets ont donné lieu à de nombreuses expéditions d'alpinistes renommés et ont tous été conquis.
L'Himalaya fait partie d'un ensemble montagneux plus vaste encore que l'on désigne par Aire Hindu Kush-Himalaya (HKH), laquelle comprend outre les chaînes de l'Hindu-Kush et du Pamir, celles du Karakoram qui prolonge la chaîne himalayenne à l'ouest. Ce vaste ensemble chevauche huit pays et abrite plus de 140 millions de personnes.
Le climat...
Le Népal bénéficie d'un climat de mousson aux étés humides et aux hivers secs. Durant les mois de juin et juillet, les masses d'air humide du Golfe du Bengale, attirées par l'effet des courants ascendants, se heurtent à la chaîne himalayenne. En s'élevant, elles se refroidissent et se condensent pour retomber sous forme de pluie. C'est la mousson.
Les effets de la mousson sont très inégaux à travers le pays. La mousson perd graduellement de son intensité en se déplaçant du sud-est au nord-ouest. Globalement, l'est du pays reçoit plus de pluie que l'ouest. Ceci dit, certaines régions, à l'est comme à l'ouest, sont plus touchées que d'autres par la mousson. Au nord-ouest, le Dolpo, le Mustang, la vallée de Manang et le Transhimalaya tibétain sont semi-désertiques. Au nord-est, le Khumbu est en partie protégé par sa barrière de hautes montagnes. Les nuages de la mousson ne passent pas par dessus les hauts sommets mais s'infiltrent en suivant le fond des vallées.
La mousson a un effet déterminant sur la vie des Népalais. Elle débute en juin et dure jusque vers la fin septembre. Les Népalais s'adonnent alors aux travaux agricoles : réparation des terrasses, repiquage du riz, etc. Les pluies de mousson causent fréquemment des inondations dans les basses terres et des glissements de terrain en montagnes entraînant souvent des pertes de vie et des destructions matérielles considérables. Par ailleurs, une mousson retardataire peut entraîner la sécheresse et la famine dans certaines régions du pays.
À la mi-octobre, commence la belle saison : le ciel est clair, l'air plus sec et la température agréablement douce. C'est le temps des récoltes. Le calendrier népalais regorge de fêtes et de festivals religieux durant cette période. Dans les régions chaudes, on sème le blé et l'orge d'automne qui seront récoltés à la veille de la prochaine mousson.
En novembre, le froid s'installe dans les montagnes. En décembre et janvier, les chutes de neige abondantes rendent plusieurs cols de haute altitude impraticables. Le jour, la température se situe autour de 15°C et descend facilement à -20°C la nuit, parfois plus basse encore. Les vallées de Katmandou et de Pokhara bénéficient toutefois de conditions climatiques plus clémentes : le mercure oscille autour de 20°C le jour et descend rarement sous le point de congélation la nuit.
Meilleure période pour l'ascension...
Avant tout, il nous a fallu définir quelle était la meilleure période de l'année pour effectuer cette ascension en fonction de la météo du Népal.
Nous avons choisi le mois de mai, car nous souhaitions éviter l’hiver népalais et ainsi mettre toutes les chances de notre côté.
Le mal des montagnes...
Le mal des montagnes est une maladie fréquente qui peut toucher n'importe qui lors d'un séjour en haute altitude si la montée est trop rapide ou l'acclimatation insuffisante. Il y a différents degrés d'altitude des montagnes : léger, modéré et aigu (MAM), chacun avec des symptômes propres. Avoir des symptômes légers ou modérés du mal des montagnes ne signifie pas que l'on doive abandonner l'ascension. En revanche quiconque souffre du mal aigu des montagnes doit immédiatement interrompre l'ascension et redescendre au plus vite. Les symptômes légers et modérés sont des céphalées (maux de tête) douloureuses, des nausées, une perte d'appétit, de l'insomnie, des impressions de suffocation, des pertes d'équilibre. Les symptômes du mal aigu des montagnes peuvent commencer par une confusion mentale, une expression incohérente, de grosses pertes d'équilibre puis évoluer vers une toux grasse produisant un liquide clair voire du sang, allant jusqu'à l'oedème pulmonaire ou cérébral. Ces symptômes sont à prendre très au sérieux car ils peuvent conduire à la mort si aucune action n'est entreprise (dans notre cas, la descente immédiate).
Quelles sont les causes du mal des montagnes ?
En altitude, la pression entraîne une diminution de la teneur en oxygène dans l'air. Par exemple, au camp de base de l’Everest, à 5400 mètres, il y a près de la moitié moins d'air qu'au niveau de la mer. Pour compenser, le corps active un certain nombre de mécanismes comme l'hyperventilation, une plus grande production de globules rouges conduisant à l'épaississement du sang, etc. Si la montée s'effectue trop rapidement, le corps n'a pas le temps d'installer ces mécanismes, c’est alors que les symptômes du mal des montagnes apparaissent. La clé est de laisser à l'organisme le temps de s'habituer en lui garantissant une bonne acclimatation. C'est pour cette raison que nous prenons beaucoup de temps pour faire l’expédition.
Comment éviter le mal des montagnes ?
La prévention c'est l'acclimatation. Il est recommandé de ne monter que 500 mètres par jour. En cas de « mal aigu des montagnes » il existe un médicament appelé Diamox qui acidifie le sang permettant d'accélérer la respiration et donc l'oxygénation. Mais attention, prendre du Diamox ne signifie pas supprimer le mal aigu des montagnes et donc de reprendre l'ascension. Ce médicament ne doit être utilisé que pour stabiliser un état avant ou pendant la descente vers une altitude qui permettra d'atténuer les effets du MAM.
Le dictionnaire...
La langue officielle du Népal est le népalais.
Voici quelques exemples de traductions du népalais au français :
• namaste -- ce bonjour/au revoir hindou générique est souvent traduit en « je salue le divin en vous ».
• mero naam ... -- Mon nom est...
• khaanaa khaane Thaaun kahaan chha? -- Où puis-je trouver un endroit pour manger ?
• kaaThmaandaun jaane baaTo dherai laamo chha. -- La route jusqu'à Katmandou est très longue.
• nepaalmaa baneko -- Fabriqué au Nepal.
• ma nepaali hoo(n) -- Je suis népalais.
• pugyo — Assez. |